30.04.2010
le temps
Le temps qui passe, qui s’égraine et qui fuit comme le vent vers des cimes d’orient.
Le temps qui trotte, qui galope et qui cours toujours devant, vers des mirages d’occident.
Le temps qui dort, qui traîne dehors et qui marche, cependant, vers des rêves envoûtants.
Le temps se presse, il se dépêche et il file comme l’ouragan, vers l’horizon, vers le levant.
Et tic, tac fait la pendule, devant le temps qui s’égraine. Moi, oisif et fainéant, je regarde les gens passer, se presser, galoper et courir après le temps perdu.
Mais à quoi bon, le temps est impalpable, il passe et revient, libre comme l’oiseau… intouchable.
Et pourquoi courir, le temps n’y est pour rien, a chacun son rythme, à chacun son chemin…car après tout, nous avons tout le temps.
12:47 Publié dans prose | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29.03.2010
un soupçon d'amour
Un instant murmuré,
posé et fragile,
se glisse lentement
dans mon nid de duvets.
La chaleur d'un baiser,
un souffle chaud et suave,
un tourbillon de sens
et les frissons m'enivrent.
Une lente complainte
me chuchote l'amour
et mes yeux enfiévrés
succombent à son charme.
Ton cœur se fait rebelle,
il se dresse devant moi.
Il veut se faire la belle,
mais la belle se donne à moi.
19:04 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : amour, poésieun instant murmuré, posé et fragile, se glisse lentement dans mon nid de duvets. la chaleur d'un bai, un souffle chaud et suave, un tourbillon de sens et les frissons m'enivrent. une lente com, il se dresse devant moi. il veut se faire la belle, mais la belle se donne à moi.un instant murmuré, mais la belle se donne à moi.
28.03.2010
une longue nuit d'angoisse
Toc, toc, toc………
Et le silence se pose.
Toc, toc, toc……..
Un lourd climat s’impose.
La nuit est froide dehors
Et la lune se fait timide
Ce souffle glacé m’endort,
Et mes rêves deviennent limpides
Je ne renie pas mes peurs,
Elles sont ancrées dans mon être.
Je fuis juste ce qui dans mon cœur,
Me ronge, m’enivre comme de l’éther.
Toc, toc, toc………
Et le silence se pose.
Toc, toc, toc……..
Un lourd climat s’impose.
Et le vent chante ma solitude
Dans ma tête plus rien ne va
Et la vie reprend ses habitudes
Me laissant seul, angoissé et las….
21:53 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : angoisse, nuit
14.03.2010
La becquée du soir
Volante plume d'or
aux éclats de splendeur,
la nichée fait son lit
dans le vieil arbre séculaire.
obole dans un écrin de paille
la becquée a son heure,
l'oisillon restauré se love,
la nuitée les recouvre.
17:07 Publié dans poésie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : oiseaux, poésie
08.03.2010
A la croisée des chemins

La nuit est sombre, ce soir . Le vent souffle sa colère entre les vieux chênes torturés .
La route vide s'étend à l'horizon, comme un vieux serpent fatigué aplati par le poids de mille calvaire .
Je suis là, seul, sur cet ogre silencieux et ma pensée me pousse, m'oblige à avancer encore .
Perdu, dans l'âme et la contrée, je suis pourtant la route vers un inconnu qui m'effraie .
Quelques sons familiers, viennent parfois me chanter un refrain qui ravive mes sens, mais ma mémoire figée les repousse brusquement.
Le jour se lève bientôt dans ce désert d'asphalte et mes notes gelées me brouillent encore les yeux .
La faim, la soif et mes angoisses latentes me tiraillent le cerveau et m'engourdisse les jambes .
Il me faut avancer encore, marcher devant pour me battre, crier ma révolte face à un monde sourd.
Ma musique est bien là, à la croisée des chemins. Le feu brûle en moi maintenant, mais mon sang est glacé.
L'ignorance fait mal et l'abandon me martèle, mais je joue tout les soirs, pour prouver que j'existe.
Demain, je partirais vers d'autres villes fantômes, apporter mes notes bleus, mon chant et ma chair.
Je sors toujours mes tripes, je m'exorcise chaque soir, comme un diable condamné dans une nuée d'anges.
Ma musique est bien là, à la croisé des chemins et même si ma peau d'ébène fait tourner les regards et réveille quelques haines, je donne mes notes bleus à qui veut y croire, comme un ange condamné dans les feux de l'enfer.
22:25 Publié dans prose | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chemin, blues, prose











